Bénéficier à son domicile de systèmes de sécurité similaires aux banques, c’est possible avec le Bunkerkit. Système qui résiste à une Kalachnikov.

Meg Altman et sa fille emménagent dans une grande maison équipée d’une «panic room», pièce aux allures d’abri anti-atomique, destinée à servir de refuge aux occupants en cas d’agressions extérieures. Dès la première nuit, trois malfrats pénètrent dans la maisonnée endormie. Meg surprend les intrus sur les caméras vidéos. Elle et Sarah courent se réfugier dans la «panic room». Mais c’est justement dans cette pièce que les malfaiteurs veulent se rendre, car c’est là que se trouve une fortune colossale…

Non ce n’est pas un fait divers survenu récemment, mais simplement le synopsis du film sorti en 2002 «Panic Room» avec Jodie Foster.

Développé depuis un certain temps aux États-Unis, une société belge a mis au point, en 2007, un bunkerkit, autrement dit un local modulaire blindé. Local essentiellement utilisé jusqu’à présent dans le secteur bancaire (plus de 400 agences en Belgique et au Luxembourg possèdent ce type de bunker).

Aujourd’hui, la société Metal Quartz, basée à Péruwelz, a décidé d’en étendre son affectation en offrant la possibilité à des particuliers de pouvoir placer un bunkerkit à leur domicile. «C’est notamment un moyen efficace pour protéger sa famille lors d’un «tiger-kidnapping» par exemple, souligne Dario Dalla Valle, administrateur-délégué de la société Metal Quartz. Mais il peut aussi servir à protéger des biens lorsque vous êtes en vacances. Je pense à des tableaux, du matériel informatique, une moto…» Un local blindé qui présente l’avantage de pouvoir être placé dans n’importe quelle pièce d’une habitation. «Les panneaux sont légers et facilement transportables, précise Dario Dalla Valle. Sa modularité vous permet également de l’emmener avec vous si vous déménagez. De plus, il se monte vraiment très facilement, à la manière d’un meuble Ikea et c’est du sur-mesure.» Du sur mesure qui reste abordable puisqu’il faut compter entre 5000 et 6000 ¤ pour un bunker de 2 mètres 30 de hauteur sur 1,40 de largeur et 80 centimètres de longueur.

Testé dans un centre de tir Mais peut-il vraiment résister à tout? «C’est moins résistant qu’un coffre-fort traditionnel, précise Dario Dalla Valle. Et ce type de local ne suffit pas à sécuriser complètement les lieux, il faut un système d’alarme en appui. Mais c’est par contre un très bon retardateur à l’effraction, de même il a également des propriétés anti-balles.» Et quoi de mieux pour le prouver qu’une démonstration. Hier matin, la presse était donc conviée au Centre de tir de Wavre à assister à différents tests avec des armes de différents calibres, du 9 millimètres à la Kalashnikov. Démonstration concluante puisqu’aucune balle n’a transpercé la dernière paroi. «C’est impressionnant, note Roland Burnier, un des fondateurs du Centre de tir. Le calibre avec lequel nous avons tiré a pourtant un pouvoir de perforation important.»

picto_email-large   Article Vers l’Avenir en ligne : « Une panic room modulable chez soi »