Des pièces sécurisées en kit arrivent sur le marché pour les particuliers

WAVRE Depuis la sortie du film de David Fincher mettant en scène une Jodie Foster paniquée face aux agresseurs qui tentent de pénétrer dans la pièce blindée dans laquelle elle s’est réfugiée, les panic rooms ont acquis une certaine notoriété.

Ces pièces, hautement sécurisées, sont censées être des lieux de refuge pour leurs propriétaires – généralement célèbres ou très fortunés – en cas d’intrusion d’individus menaçants. “Elles permettent de retarder l’intrusion des malfrats, confie Dario Dalla Valle, concepteur de pareilles pièces de sécurité. On sait que si les agresseurs ne sont pas parvenus à leurs fins en cinq minutes, ils abandonnent. Or, nos Bunkerkit empêchent l’effraction beaucoup plus longtemps.”

Le hic, c’est que ces panic rooms devaient être imaginés dès la conception de l’immeuble. Sans quoi leur installation risquait de condamner une pièce déjà existante. Désormais, ce n’est plus le cas, des panic rooms en kit sont désormais disponibles sur le marché.

Commercialisés par la société péruwelzienne Métal Quartz, ces Bunkerkit sont déjà opérationnels dans plusieurs agences bancaires et bijouteries du pays. Et tendent à conquérir le marché des entreprises et des particuliers. “Cela peut permettre au président d’une grosse banque d’éviter de se faire tiger-kidnapper, à une personne menacée de s’y réfugier en cas de problème, à la famille d’un riche homme d’affaires de se mettre à l’abri en cas d’intrusion ou à une entreprise de protéger son personnel, poursuit Dario Dalla Valle, ingénieur chez Métal Quartz. Cela peut aussi servir de coffre-fort pour ranger vos affaires de valeur lorsque vous partez en vacances. Il peut aussi, en attendant un éventuel usage d’urgence, être utilisé comme dressing. Ils sont facilement installables et peuvent être agrandis ou déplacés facilement.”

Ces Bunkerkit sont en effet modulables à souhait. Et donc adaptables à toutes les habitations. Quant à leur degré de résistance ? Il est relativement important. Hier, un test en condition réelle a été effectué. Le responsable d’un stand de tir a mis le blindage de ces Bunkerkit à l’épreuve en tirant à huit reprises sur ses parois avec des armes à feu allant du 9 mm à la kalachnikov en passant par un calibre 223 Otan. Résultat : aucune balle n’a traversé le blindage.

Une innovation qui a évidemment un prix. Les premiers Bunkerkit sont accessibles pour la modique somme de 6.000 €. Ils ne sont donc pas à la portée de toutes les bourses. Et le public-cible est évidemment constitué d’entreprises et de clients fortunés qui risquent plus d’être confrontés à des braquages et tentatives de tiger-kidnapping.

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