Le sujet avait créé ces derniers jours une petite polémique lorsque le terme « Safe Room » avait été employé par la Ministre de l’Enseignement pour désigner des pièces de confinement qui devraient être prévues dans les écoles en cas d’attaque terroriste.

La Libre Belgique a consulté le spécialiste en questions de sécurité physique,  Dario Dalla Valle, administrateur du groupe EuroDV, afin de faire le distinguo entre les termes du vocabulaire de sécurité employés, qui revêtent des aspects quelque peu différents.

Extrait de l’article de Stéphane Tassin « Milquet et Mayeur se fritent autour de la safe room ».

« …Pour les spécialistes du secteur de la sécurité, une « safe room » est une pièce coffre-fort destinée à protéger des objets de valeurs alors qu’une « panic room » doit permettre de protéger des gens. Les parois sont à l’épreuve des balles. Dario Dalla Valle, patron du groupe EuroDV (installé à Paris, Malmédy et Perulwez), qui chapeaute quatre entreprises spécialisées dans le blindage de sécurité, connaît bien ce genre d’installation. Pour lui, le recours à une « panic room » se fait sous certaines conditions : « Nous avons par le passé reçu des demandes d’écoles à Paris et à Bruxelles. Dans le cas des écoles, on peut sans doute envisager des portes de classes renforcées, c’est plus réaliste au niveau financier. Le prix d’une porte tournant autour de 1 000 €. » … »

Revenons brièvement sur la définition et les différents usages de ces moyens de sécurité physique.

Une safe room :

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  • C’est une pièce sécurisée qui sert de coffre-fort pour les biens de valeur
  • Qui accueille des biens de toutes dimensions et volumes
  • Qui est pourvue de moyens de protection anti-effraction
  • Qui est toujours fermée, avec entrée contrôlée par accès mécanique et/ou électronique (clavier, reconnaissance vocale, empreintes, iris, …)

Une panic room (aussi appelée pièce de sûreté, pièce de survie ou chambre de repli)

  • C’est une pièce refuge pour les habitants en cas d’intrusion d’individus menaçants
  • Qui garantit la sécurité des personnes durant le temps nécessaire à une intervention (prise d’otage)
  • Qui est blindée et recouverte d’acier pare-balles en tous points
  • Qui est, en temps normal, toujours ouverte pour permettre un accès rapide en cas d’urgence
  • Qui contient des moyens de communication afin de prévenir les forces de l’ordre ainsi que du matériel de secours en cas de blessures

Grâce à l’installation de portes blindées, que celles-ci soient anti-effraction pour la safe room ou anti-balles pour la panic room, il est possible de créer des pièces sécurisées, à condition que celles-ci soient encadrées par des murs de résistance équivalente. Il faut aussi veiller à ce que les vitrages de la pièce soient blindés suivant la même classe de résistance définie par les normes européennes de sécurité.

Dans le cas du blindage de portes d’une pièce de confinement dans une école, à priori coupe-feu, il faudrait donc ajouter une performance « pare-balles » afin de créer une pièce de confinement sécurisée.

Pour plus d’informations sur le cumul des performances des portes blindées, consultez le site www.heinen.be.

Concernant les panic room et safe room, visitez www.bunkerkit.com.

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